Pièces d'Histoire

Heurs et malheurs de la culture de la pomme de terre en Haute-Saône


Maladie verruqueuse de la pomme de terre

Appelée aussi galle noire, la maladie verruqueuse de la pomme de terre est due à un champignon. Cette galle, détectée pour la 1re fois en 1909 en Amérique du Nord, est présente partout à travers le monde. On y remédie par l'arrachage des plants contaminés et la séléction de variétés peu sensibles à la bactérie.

Des arrêtés préfectoraux, publiés au bulletin des maires de la Haute-Saône, donnent la liste des champs et jardins déclarés contaminés et prescrivent l'arrachage (1941-1942).


La lutte contre le doryphore dans la commune de Magnoncourt en 1938

Le doryphore est apparu dans la Gironde en 1922 par le biais du transport de marchandises en provenance des Etats-Unis.
La « bête du Colorado » envahit progressivement la France et la Haute-Saône à la fin des années 1930.
Véritable fléau, cet insecte cause de gros dégâts sur la culture de la pomme-de-terre. Les feuilles sont dévorées à la fois par les larves et par les insectes parfaits entraînant le dépérissement de la plante.


En 1938, l'Union des Syndicats communaux de la Haute-Saône conseille au maire de Magnoncourt d’employer un insecticide  « la poudre 432 » pour l’éradication des doryphores.

Publicité de la Maison du Paysan, Dijon [années 1930] :



La multiplication des foyers pousse l’Etat à confier l’organisation de la lutte contre le parasite aux Syndicats agricoles communaux. Leur mission est d’instruire les producteurs, de les grouper, mais aussi de procéder à l’achat en commun du matériel nécessaire à l’exécution des traitements.  

Courrier de la Maison de Paysan relatif à l'expédition de la poudreuse :




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